Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/110

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homme, dentelle s’était emparée malgré lui ; vous verrez que je vous sauverai !

— Étrange créature ! murmura le chasseur en s’essuyant les yeux avec le dos de sa main calleuse ; elle a le diable au corps, elle est capable de le faire comme elle le dit.

— Peut-être ! répondit don Pablo en hochant tristement la tête ; mais notre position est bien désespérée, mon ami.

— On ne meurt qu’une fois, après tout ! dit philosophiquement le chasseur en jetant son rifle sur l’épaule ; je suis on ne peut plus curieux de savoir comment tout cela finira.

— Venez ! dit l’Espagnole.


X.

Ruse de guerre.

Les deux hommes la suivirent.

Tous trois commencèrent alors à ramper dans les hautes herbes et à descendre silencieusement la colline.

Cette marche pénible était nécessairement lente, à cause des précautions innombrables que les fugitifs étaient obligés de prendre pour ne pas être aperçus ou dépistés par les éclaireurs que les Indiens avaient disséminés de tous les côtés pour surveiller les mouvements des blancs qui auraient tenté de venir au secours de ceux qu’ils assiégeaient et ne pas courir le risque d’être pris entre deux feux.