Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/220

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leurs hôtes avant que ceux-ci ne les y autorisent.

Dès que le Blood’s Son eut pris place au foyer de la hutte du conseil et qu’il eut fumé le grand calumet de paix, l’Unicorne le salua gravement et prit la parole.

— Mon frère le visage pâle est le bienvenu parmi ses amis rouges, dit-il. Mon frère a fait une bonne chasse ?

— Les bisons sont nombreux près des montagnes, répondit le Blood’s Son ; mes jeunes hommes en ont tué beaucoup.

— Tant mieux, mon frère ne souffrira pas de la famine.

Le partisan s’inclina en signe de remerciement.

— Mon frère restera-t-il plusieurs jours avec ses amis rouges ? demanda encore le chef ; ils seraient heureux de le posséder quelque temps parmi eux.

— Mes heures sont comptées, répondit le Blood’s Son ; j’ai seulement eu l’intention de faire une visite à mes frères pour m’informer de la prospérité de leur village en passant auprès d’eux.

Eu ce moment, Valentin parut sur le seuil de la hutte.

— Voici mon frère Koutonepi, dit l’Unicorne.

— Qu’il soit le bien arrivé, fit le partisan ; je désirais le voir.

Valentin et lui se saluèrent.

— Par quel hasard vous trouvez-vous donc ici ? lui demanda le chasseur.

— Pour vous apprendre où se cache en ce moment le Cèdre-Rouge, répondit nettement le Blood’s Son.

Valentin tressaillit et lui lança un regard clair et perçant.