Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/102

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voir un muet acquiescement : « J’en suis sûre. Elle a trouvé sa voie ! Elle est sauvée ! »

Et résumant tout haut ses impressions, à sa façon détachée et prime-sautière :

— M. Fabert me plaît. C’est quelqu’un ! Sa physionomie est remarquable. Détaillez-le : on le définira laid. Ossature prononcée, épaules maigres un peu voûtées, profil accentué, teint hâve, orbites creuses. Qu’il parle : tout se transfigure. La flamme du regard illumine tout. Et quelle voix modulée et pleine, avec de belles sonorités voilées ! En un clin d’œil, il nous a découvert mille horizons. Ce doit être un entraîneur d’hommes. Pas banale, non plus, votre jeune dactylo ! En peu de paroles, beaucoup d’excellentes choses ! Vous pourrez l’utiliser, quelque jour, dans les œuvres projetées.

XI

M. Chavagnes, vers la fin de juillet, revint à la Chènetière, traînant à la remorque « l’artiste d’avenir » dont il s’honorait, assurait-il sérieu-