Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/272

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
226
JACK ET JANE.

— Miss Bat ! s’écria Molly en haussant légèrement les épaules, cela lui est bien égal. Elle ne s’inquiète jamais de moi ; pourvu que je la laisse tranquille, c’est tout ce qu’elle demande.

— Comment ! Quoi !… fit M. Bémis abasourdi. Si elle ne s’occupe pas de vous, qui donc s’en occupe ?

— Personne. Je prends soin de Boo, et la maison marche tant bien que mal.

— Je ne m’attendais pas à cette découverte, dit son père. Mais que fait donc miss Bat aujourd’hui ? J’ai failli tomber ce soir tant il y avait de meubles entassés dans le corridor.

— Ah ! voilà ! répondit Molly en riant, miss Bat s’est décidée à nettoyer la maison. Ce n’est pas dommage, car il y a je ne sais combien d’années que cela aurait dû être fait. Mais je croyais que c’était vous qui le lui aviez dit ?

— Moi, il n’y a pas de danger. Je déteste trop tout ce remue-ménage. Cependant, je vous avoue que je ne serais pas fâché de pouvoir accrocher mon paletot dans l’antichambre sans le retrouver plein de poussière.

— C’était si sale partout que j’avais honte quand il venait quelqu’un, dit Molly.

— Vous auriez pu essuyer un peu, mais vous étiez sans doute trop prise par vos études et vos jeux, n’est-ce pas ?

— Cela ne lui allait pas, dit Molly en soupirant. Et puis, il y avait trop à faire pour moi toute seule. Mais, si la maison était une bonne fois nettoyée, je me chargerais bien de la conserver propre.

— Croiriez-vous que je venais justement de penser