Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/318

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
266
JACK ET JANE.

« Il est impossible que ce soit Molly, pensa-t-elle ; mais comme elle lui ressemble ! »

La jeune fille se retourna, Jane put voir sa figure. Elle poussa un cri de joie et s’élança hors de son bateau en criant ;

« C’est elle, c’est Molly ! »

À ce cri en répondit un autre. La jeune fille courut à la rencontre de Jane avec une telle précipitation qu’elle en laissa tomber son chapeau, son ombrelle et jusqu’à son petit frère, qui ne s’attendait pas à cette course folle.

Il n’y avait pas de doute à avoir : c’était bien Molly.

Les deux amies se jetèrent au cou l’une de l’autre.

« Oh ! chérie mignonne, s’écria Jane. D’où venez-vous ?

Mme Minot m’a invitée ainsi que Boo, répondit Molly.

— Que je suis donc contente de vous voir ! Est-ce bien vrai que c’est vous et non pas quelqu’un d’autre ?… »

Les embrassades recommencèrent de plus belle.

« Quelle mine merveilleuse vous avez ! s’écria Molly Vous voilà presque guérie !

— Resterez-vous longtemps ? demanda Jane sans répondre.

— Jusqu’à votre départ : nous reviendrons ensemble.

— Oh ! quel bonheur ! Venez vite dans ma maison. J’ai toutes sortes de choses à vous montrer et à vous raconter.

— Tout à l’heure, répondit Molly en riant. Il faut d’abord que j’aille ramasser Boo et toutes mes affaires. En vous voyant je n’ai plus pensé qu’à vous embrasser au plus vite et j’ai tout laissé tomber sur mon chemin. »

Mme Minot et ses fils avaient déjà relevé et consolé Boo et retrouvé le chapeau et l’ombrelle de Molly. Jane