Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/339

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CONCLUSION


Imaginez-vous qu’il s’est écoulé dix ans depuis ce joyeux pique-nique dans l’Ile Verte. Cette vie, cette éducation en commun dans ce petit cercle de familles unies entre elles par le lien de services réciproques eut pour conséquence naturelle, quand les enfants furent en âge de s’établir, que la pensée ne vint à aucun d’eux d’aller chercher au loin le bonheur qu’il avait sous la main. L’union des cœurs, des esprits et des habitudes devait conduire successivement nos jeunes amis au mariage. Chacun se trouva, presque sans le savoir, avoir fait son choix quand l’heure fut venue. Cependant, aucune des trois petites filles que nous connaissons le mieux ne mène la vie à laquelle elle se croyait destinée.

Merry n’est plus occupée à embellir la vieille ferme de ses parents. Elle est en Italie avec un jeune sculpteur de talent, qu’elle est heureuse et fière d’appeler son mari, et qui n’est autre que Ralph.

Molly ne fait pas le tour du monde, comme elle l’avait rêvé. Elle soigne son père infirme et complète l’éducation de Boo, en attendant que Frank, devenu un ingénieur