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L’HÔPITAL NUMÉRO 1.

« Je vais vous lire quelque chose d’intéressant, voulez-vous ? Voici Watt, Arkwright et Fulton, et d’autres encore tous illustrés. Ce sera charmant, proposa le nouveau garde-malade, qui avait une vraie passion pour les machines.

— Toutes vos vieilles chaudières m’ennuient. Je suis las de lire et il me faut quelque chose de réellement amusant, répondit Jack qui avait lu si longtemps les Chasseurs de l’Ouest, qu’il commençait à être légèrement fatigué et même un peu maussade.

— Voulez-vous jouer aux dames ou aux cartes ? Je suis tout à votre disposition, » dit Frank en fermant ses in-folio.

Il se disait que c’était bien dur d’être resté au lit toute une semaine, et il se promit d’être d’une patience exemplaire.

« Nous ne pouvons jouer à rien d’amusant en n’étant que deux. Ah ! que je voudrais que la classe fût finie et que mes camarades arrivassent. Le docteur a dit qu’ils pourraient entrer aujourd’hui.

Je les appellerai quand ils passeront, mais qu’allons-nous faire jusque-là ? Je suis prêt à faire tout ce que vous voudrez. Parlez.

— Je voudrais avoir un télégraphe ou un téléphone pour pouvoir correspondre avec Jane. Ce serait bien drôle de causer de loin sans sortir.

— Lequel des deux modes de correspondance préférez-vous : télégraphe ou téléphone ? » demanda Frank.

Il avait en vérité l’air de considérer un tel désir comme une fantaisie toute simple et facile à satisfaire.

« Pourriez-vous vraiment me faire l’un ou l’autre ?