Page:Alcott - La Petite Rose ses six tantes et ses sept cousins.djvu/264

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


éloges très sentis que lui adressa Rose lui donnèrent un nouveau courage pour l’examen suivant, quoique l’écriture fut son côté faible ; mais, la bonne volonté de L’élève égalant la patience du professeur, l’on ne pouvait manquer d’arriver tôt ou tard à un bon résultat.

Les deux petites filles se laissaient tellement absorber par leur occupation qu’elles n’entendirent pas arriver tante Prudence.

« Que faites-vous donc, mes enfants ? leur demanda celle-ci en s’approchant.

— Nous jouons à la maîtresse d’école, répondit Rose toute souriante. Nous nous amusons beaucoup.

— Oh ! madame, dit Phœbé, j’aurais peut-être dû vous en demander d’abord la permission, mais j’étais si heureuse de la proposition de miss Rose que je n’ai pensé à rien d’autre.

— Il n’y a pas de mal, répondit la vieille dame avec bonté ; je suis charmée de trouver en vous tant de goût pour l’étude, et encore plus de voir que Rose ait eu la pensée de vous faciliter votre travail. Que de fois dans mon enfance j’ai vu ma chère mère faire de même pour ses domestiques ! Apprenez avec Rose le plus que vous pourrez, Phœbé, je vous le permets, pourvu, bien entendu, que cela ne vous amène pas à négliger vos autres devoirs. »

Phœbé tressaillit et regarda l’heure.

« Qu’il est tard ! s’écria-t-elle, Debby doit avoir besoin de moi. Puis-je descendre l’aider, mademoiselle Rose ? Je reviendrai ranger tout cela quand j’aurai une minute à moi.