Page:Aldebrandin de Sienne-Le régime du corps, 1911.djvu/83

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée

PRÉFACE Les savants éditeurs qui m'ont demandé une préface pour le Régimedu Corps de maître Aldebrandin de Sienne, dont je salue avec joie l'apparition, ont mis en tête de leur livre avant-propos et introduction si substantiels, qu'en accédant à leur désir, je me trouve avoir accepté une sinécure hono- rifique. Je tiens à dire tout de suite quelle satisfaction c'est pour moi que de les voir donner leur pleine adhésion à une hypo- thèse que j'ai émise il y a quelques années. J'ai proposé d'identifier l'auteur du Régime du Corps avec le « magister Aldobrandinus de Senis» qui exerça la médecine à Troyes, et dont le testament, rédigé sans doute peu de temps avant 1287, contenait un legs important en faveur du couvent des Antonins de cette ville. Cette hypothèse va plus loin qu'il ne semble au premier abord. Certes le français était fort en faveur dans la haute société italienne du XIIIe siècle; mais c'est par la vallée du Pô, d'une part, et par la Sicile et le royaume de Naples, de l'autre, pour des raisons historiques et littéraires bien connues, que notre langue battit en brèche le volgare dont le génie de Dante devait plus tard assurer le triomphe défi- nitif dans la péninsule. Le centre de l'Italie ne se laissa pas facilement entamer, bien que notre langue lui donnât l'as- saut et par le Nord et par le Midi. On va répétant, et notre vanité s'en accommode merveilleu-