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xxiij
PRÉLIMINAIRE.

ce, qui n’a point proprement de mesure précise, puisqu’il n’en résulte aucun mouvement ; dans le second, l’effet est l’espace parcouru uniformément dans un tems donné, & cet effet est proportionnel à la vitesse ; dans le troisiéme, l’effet est l’espace parcouru jusqu’à l’extinction totale du Mouvement, & cet effet est comme le quarré de la vitesse. Or ces différens effets sont évidemment produits par une même cause ; donc ceux qui ont dit que la force étoit tantôt comme la vitesse, tantôt comme son quarré, n’ont pu entendre parler que de l’effet, quand ils se sont exprimés de la sorte. Cette diversité d’effets provenans tous d’une même cause, peut servir, pour le dire en passant, à faire voir le peu de justesse & de précision de l’axiome prétendu, si souvent mis en usage, sur la proportionalité des causes à leurs effets.

Enfin ceux mêmes qui ne seroient pas en état de remonter jusqu’aux Principes Métaphysiques de la question des forces vives, verront aisément qu’elle n’est qu’une dispute de mots, s’ils considerent que les deux partis sont d’ailleurs entiérement d’accord sur les principes fondamentaux de l’équilibre & du mouvement. Qu’on propose le même Problême de Méchanique à résoudre à