Page:Alessandro Manzoni - Les fiancés, trad. Montgrand, 1877.djvu/48

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prendre, rien ; j’ai bien autre chose en tête. Je le sais bien, que c’est à moi d’y penser. Allons, il fallait que cela tombât tout juste sur moi.

— Avalez au moins encore cette petite goutte, dit Perpétua en lui versant du vin. Vous savez que cela vous remet toujours l’estomac.

— Eh ! c’est autre chose qu’il me faut, c’est autre chose, c’est autre chose. »

Et, en disant ces mots, il prit la lampe, et, murmurant toujours : « Petite bagatelle ! À un honnête homme comme moi ! Et demain, comment cela ira-t-il ? » et autres lamentations semblables, il s’achemina pour monter à sa chambre. Arrivé sur la porte, il se retourna vers Perpetua, se mit le doigt sur la bouche, dit d’un ton lent et solennel : « Pour l’amour du ciel ! » et disparut.

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