Page:Alessandro Manzoni - Les fiancés, trad. Montgrand, 1877.djvu/557

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d’un sentiment de pardon, de compassion… d’amour qui naîtra dans ton cœur ! »

Il se tut, baissa la tête sur ses mains jointes, et pria ; Renzo en fit de même.

Ils étaient depuis quelques moments dans cette attitude, lorsque le dernier coup de cloche se fit entendre. Tous deux, comme de concert, se retournèrent et sortirent. L’un ne fit point de demandes, l’autre point de protestations ; leurs visages parlaient.

« Va maintenant, reprit le religieux, va préparé, soit à recevoir une grâce, soit à faire un sacrifice, préparé à louer Dieu, quel que soit le résultat de tes recherches ; et, quel qu’il soit, viens m’en rendre compte ; nous le louerons ensemble. »

Puis, sans rien dire de plus, ils se séparèrent ; l’un retourna vers l’endroit d’où il était venu ; l’autre se dirigea vers la chapelle, qui n’était qu’à une centaine de pas de distance.