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CYBÈLE

nuit, à la station du mont Etna, l’une des plus importantes et des plus fréquentées du monde entier.

Entre temps Marius essayait de découvrir avec sa lunette d’approche, Malte qui ne devait pas être bien loin, mais la malheureuse île avait été déjà victime de son peu d’altitude en ces temps d’envahissements de la mer en tout l’hémisphère. De l’antique domaine de la déesse Calypso et plus tard des pieux chevaliers chrétiens, de la puissante forteresse dont le changeant drapeau était enfin devenu et demeuré italien, il ne restait plus qu’un récif qu’évitaient avec soin les pilotes. Bientôt l’aéronef touchait au célèbre volcan.

À mi-hauteur de la montagne était un véritable port aménagé pour les besoins de cette navigation spéciale, et de confortables hôtels s’efforçaient par toutes les séductions possibles d’y retenir le plus longtemps qu’ils pouvaient les touristes de l’air, car ils étaient nombreux les amateurs de voyages aériens. Sur son parcours l’Espérance avait croisé déjà quantité d’autres aéronefs aux longs pavillons flottants de tous pays, et quand elle aborda, c’était par centaines qu’on les comptait amarrés aux énormes et solides anneaux du port, ou même désarmés complètement.

Ici ce n’était plus le cas de rester à demeure sur