Page:Allais - Amours, délices et orgues.djvu/189

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FRAUDE


Par une claire après-midi du mois de juillet, un homme jeune encore et d’apparence robuste sautait d’un trois-mâts finlandais sur le quai d’un port normand.

Il tenait sous son bras, et enveloppé dans un journal, un flacon de la capacité d’environ un litre.

Un vigilant douanier avait vu le manège de l’homme jeune encore.

Cent mètres plus loin, il rattrapait ce dernier sur un pont, lui mettait la main sur l’épaule et, de l’air satisfait qu’arborent les gabelous en cette circonstance, ricanait :