Page:Allais - Amours, délices et orgues.djvu/231

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LE VEAU AUX CAROTTES


Ses deux vieilles tantes étaient véritablement délicieuses.

Comme l’une avait été fort jolie, voilà bien longtemps, si jolie et depuis si longtemps, on l’appelait la Belle-Lurette.

L’autre vous avait des façons si simples et un tant cordial accueil, que le nom lui était venu tout seul de la Bonne-Franquette.

La Belle-Lurette et la Bonne-Franquette ne se marièrent jamais ; leur famille ne consistait plus qu’en un neveu, un brave garçon de neveu, chef du contentieux dans une grande maison de sacs et de cordes.