Page:Allais - Le Boomerang.djvu/232

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

où il jonchait la torpeur de ses récentes délices.

— Un gentilhomme !… chercha-t-il à comprendre. Mais sans doute !… J’ai la prétention d’être un gentilhomme dans toute la force du terme.

— Alors, savez-vous, en pareil cas, comment se comportent les gentilshommes de nos contrées ?

— Je ne sais pas, Marie-Blanche, mais si la chose vous intéresse, je ferai comme eux… J’ai toujours pris les mœurs des peuplades où m’a conduit la destinée.

— La France n’est pas une peuplade, Berg-op-Zoom, mais en qualité d’étranger, je vous pardonne cette injure… Eh bien ! Berg-op-Zoom, en pareil cas, un gentilhomme français éviterait soigneusement de se vanter.

— C’est bien ce que je comptais faire, Marie-Blanche Loison.

— Pour sauver l’honneur d’une femme, le gentilhomme français n’hésite pas à sacrifier un malheureux billet de vingt-cinq louis.

— Et même de cinquante ; Marie-