Page:Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, édition 1920.djvu/106

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nuit, par la cité déserte, un œil à la lune et l’autre — crevé !

— « Foin de la lune ! grommela-t-il, ramassant les jetons du diable, j’achèterai le pilori pour m’y chauffer au soleil ! »

Mais c’était toujours la lune, la lune qui se couchait, — et Scarbo monnayait sourdement dans ma cave ducats et florins à coups de balancier.

Tandis que, les deux cornes en avant, un limaçon qu’avait égaré la nuit cherchait sa route sur mes vitraux lumineux.