Page:Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit, édition 1920.djvu/40

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vous plaisantez ! » — Les autres : — « Eh qu’il vous torde le cou ! » — Et tous aussitôt me plantaient là. J’abordai un vigneron de lai rue sain-felebar, nabot et bossu, qui se carrait sur sa porte en riant de mon embarras.

— « Connaissez-vous M. Gaspard de la Nuit ?

— Que lui voulez-vous, à ce garçon-là ?

— Je veux lui rendre un livre qu’il m’a prêté.

— Un grimoire !

— Comment ! un grimoire !… Enseignez-moi, je vous prie, son domicile.

— Là-bas, où pend ce pied de biche.

— Mais cette maison… vous m’adressez à monsieur le curé.

— C’est que je viens de voir entrer chez lui la grande brune qui blanchit ses aubes et ses rabats.