Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/225

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raison de douter était que « le chapitre s’estoit saisy des clés de la conciergerie. » Mais l’affirmative fut résolue par le motif « qu’il n’y avoit exécution de mort encourue par aucun de ces prisonniers. »

L’usage voulait aussi que, les trois jours des Rogations et le jour de l’Ascension, le geolier présentât à chacun des cinq prêtres envoyés aux prisons, un citron, un touffeau (bouquet) et des oranges. Ces citrons, bouquets et oranges étaient dans un plat que le concierge déposait sur le bureau. Long-tems, le chapitre avait fait donner, après la fête, « ung escu de soixante solz » au concierge, pour ces touffeaux et citrons. En 1629, il donna soixante-dix solz ; en 1639, le geolier, trouvant « qu’il n’avoit esté salarié amplement les années passées, ne donna aux chanoines ny citrons, ny touffeaux selon la coustume. » Le chapitre arrêta qu’on « laisseroit à la disposition de cet officier d’en donner, et en cas qu’il en baillast, que on luy donneroit salaire. »

Du bailliage, les commissaires allaient, par la rue Percière, à la conciergerie du Palais ; de là, par les rues Massacre, du gros Orloge, passant devant l’église de Saint-Sauveur, ils allaient au château du Vieux-Palais. On invitait le gouverneur ou ceux qui le représentaient à faire le serment sur l’évangile, tel que nous l’avons rapporté. Du Vieux-Palais, on montait devant Saint-Éloi, et, par le Marché-aux-Veaux, à la rue aux Oucs, et, par-derrière