Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/236

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assister à cette élection, mais à cause du canonicat attaché à ce titre, canonicat dont il avait pris possession, le jour de son installation en qualité d’archevêque. L’assemblée étant entièrement constituée, le président déclarait aux capitulans qu’ils étaient obligés de taire les dépositions qu’on allait lire, comme s’ils les eussent entendues sous le sceau de la confession. Il donnait l’ordre de fermer toutes les portes de l’église qui communiquent aux avenues de la salle capitulaire.

Dès l’ouverture de la séance, les deux chanoines-commissaires, assis sur un banc transversal au milieu de la salle capitulaire, avaient présenté au chapitre le cahier ou registre scellé, contenant toutes les confessions des prétendans à la fierte ; et ils avaient dit au chapitre combien, cette année, il y avait de prétendans au privilége, sans, toutefois, les nommer encore. Mais alors, on ouvrait ce registre, et le tabellion ou secrétaire lisait, à haute voix, toutes les confessions ; il les lisait même plusieurs fois, si cela était nécessaire. Il donnait également lecture des procès-verbaux des chanoines-commissaires, contenant la liste des noms et surnoms de tous les prisonniers détenus aux prisons de la ville. Cette lecture étant finie, tous les chanoines se mettaient à genoux pour invoquer l’assistance du Saint-Esprit. L’archevêque commençait l’hymne : Veni creator spiritus, qui était récitée alternativement par lui et