Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/267

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


parlement déclarait abolir ? Encore trouva-t-on, en 1648, que cette somme ne suffisait pas ; et beaucoup de membres demandèrent que chacun des deux derniers conseillers promus à la grand’chambre donnât pour cet objet cinq cents livres au lieu de trois cents, pour faire la somme de mille livres. MM. Voisin et Bigot, qui étaient les festinants, cette année là, déclarèrent qu’ils étaient prêts à faire ce que la cour trouverait bon, mais à condition, toutefois, que ce qui serait résolu « ne seroit pour eulx seulement, mais serviroit de règle, à l’advenir. » Rien n’était plus juste ; il fut donc décidé que, dorénavant, les deux derniers reçus d’entre les conseillers paieraient chacun cinq cents livres qui seraient employées à la dépense du dîner. En 1662, la misère étant très-grande, on avait établi des taxes pour les pauvres. Le parlement délibéra sur le point de savoir si on ferait le festin, suivant l’usage ordinaire ; si on en appliquerait la valeur à la subvention pour les pauvres, ou bien enfin si on réserverait quelque chose sur cette somme pour faire un déjeuner ; on adopta ce dernier biais ; il fut arrêté qu’une somme de cinq à six cents livres serait réservée pour le déjeûner, et que les deux magistrats, chargés de faire le festin, verseraient le surplus des mille livres par eux dues, dans les mains des trésoriers des pauvres. En 1685, la pauvreté et la misère étant encore extrêmes, MM. De Planterôsse et