Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/310

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accourue de tous les points de la province et de plus loin, pour la voir.

On voyait d’abord les quatre écoles des pauvres, composées chacune de trente enfans ; leurs croix de bois étaient ornées de fleurs ; chaque pauvre portait un pain de douze ou quinze livres ; ces pains leur étaient distribués aux frais du maître en charge de la confrérie de Saint-Romain. Derrière eux, deux ecclésiastiques, revêtus d’aubes et précédés d’une croix, d’une bannière et de deux chandeliers, portaient la châsse de saint Blaise, aux deux côtés de laquelle marchaient quatre laïques tenant chacun une torche ardente. Cette châsse appartenait à la confrérie des peigneurs de laine, qui la suivaient modestement deux à deux, portant chacun un bouquet de fleurs. Le clergé de Saint-Herbland suivait, avec la châsse de ce saint ; celui de Saint-Godard, avec la châsse de sainte Ursule ; le clergé de Saint-Jean, avec la châsse de Notre-Dame-de-Pitié, contenant les reliques de saint Lô, et chargée de chaînes d’or et de colliers de perles ; cette châsse appartenait à la confrérie des marchands d’oranges, fondée en l’église de Saint-Jean. Suivait la Charité de Saint-Gervais, avec la châsse de ce saint, faite de bois doré et en forme de chapelle ; la châsse de saint Sébastien ; le chapelain de Saint-Sever, précédé par la châsse de ce saint, et suivi de sa confrérie composée de chape-