Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/348

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chapitre, pour qu’il pût procéder à l’encontre des défaillans ; mais il fallut renoncer à ces rigueurs. En 1613, 1614, 1615, et les années suivantes, les prisonniers élus donnèrent de l’argent au trésorier de la fabrique de Notre-Dame, pour faire porter la torche, pendant sept ans, à la procession, en leur lieu et place.

Outre le serment que prêtait le prisonnier, le lendemain de l’Ascension, de porter la torche, les années suivantes, à la procession, il signait, à cet égard, un acte écrit, qui restait entre les mains du chapitre. Entre un grand nombre d’actes de cette nature, que j’ai vus, je citerai celui du 8 mai 1587, par lequel Gaspard Des Aubuz, sieur de Morthon, ayant levé la fierte la veille, promet que, suivant le serment qu’il vient d’en faire au chapitre, il assistera, « tout le temps de sa vie, par chacun an, à la procession de l’Ascension, avec une torche ou cierge ardent en sa main, pour recongnoissance de la grâce qu’il a reçeue. » Plusieurs fois, le parlement avait condamné à de fortes amendes, des prisonniers qui avaient manqué, sans cause légitime, à l’accomplissement de ce devoir. Par l’acte dont nous parlons, le sieur De Morthon, pour le cas où il ne serait pas fidèle à sa promesse, se soumettait à payer, à la simple ordonnance du chapitre, « les amendes contenues ès dictz arrests du parlement donnez en pareil cas », ou à telle autre amende