Page:Amiel - Les Étrangères, 1876.djvu/160

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XXXIX LE SOIR D’UN JOUR DE FETE Sans brise, claire et tiède est la nuit. Sur la plaine, Sur les toits, les jardins, les coteaux et les monts,

   De l’azur blonde souveraine, 
   La lune épanche ses rayons. 
   Déjà tout sentier fait silence 

Et la lampe nocturne aux fenêtres s’éteint. Toi que j’aime, tu vas dormir jusqu’au matin Dans la chambre où la paix berce ton indolence ; Dormir ! et du passé nul aiguillon présent Ne te fait un remords de mon chagrin cuisant.