Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/23

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en est plus grande, et elle en fait connaître la direction d’après ce fait général, que si l’on se place par la pensée dans la direction du courant, de manière qu’il soit dirigé des pieds à la tête de l’observateur, et que celui-ci ait la face tournée vers l’aiguille, c’est constamment à sa gauche que l’action du courant écartera de sa position ordinaire celle de ses extrémités qui se dirige vers le Nord, et que je nommerai toujours pôle austral de l’aiguille aimantée, parce que c’est le pôle homologue au pôle austral de la Terre. C’est ce que j’exprimerai plus brièvement en disant que le pôle austral de l’aiguille est porté à gauche du courant qui agit sur l’aiguille. Je pense que pour distinguer cet instrument de l’électromètre ordinaire, on doit lui donner le nom de galvanomètre, et qu’il convient de l’employer dans toutes les expériences sur les courants électriques, comme on adapte habituellement un électromètre aux machines électriques, afin de voir à chaque instant si le courant a lieu, et quelle en est l’énergie.

Le premier usage que j’aie fait de cet instrument a été de l’employer à constater que le courant qui existe dans la pile voltaïque, de l’extrémité négative à l’extrémité positive, avait sur l’aiguille aimantée la même influence que le courant du conducteur qui va, au contraire, de l’extrémité positive à la négative.

Il est bon d’avoir pour cela deux aiguilles aimantées, l’une placée sur la pile et l’autre au-dessus ou au-dessous du conducteur ; on voit le pôle austral de chaque aiguille se porter à gauche du courant près duquel elle est placée ; en sorte que quand la seconde est au-dessus du conducteur, elle est portée du côté opposé à celui vers lequel tend l’aiguille posée sur la