Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/37

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que quand on faisait décrire une demi-circonférence à KLMNOPQ, les deux courants se trouvaient dans le même sens.

J’ai vu alors se produire l’effet que j’attendais ; à l’instant où le circuit a été fermé, la partie mobile de l’appareil a tourné par l’action mutuelle de cette partie et du conducteur fixe AB, jusqu’à ce que les courants, qui étaient d’abord en sens contraire, vinssent se placer de manière à être parallèles et dans le même sens. La vitesse acquise lui faisait, dépasser cette dernière position ; mais elle y revenait, repassait un peu au delà, et finissait par s’y fixer après quelques oscillations.

La manière dont je conçois l’aimant comme un assemblage de courants électriques dans des plans perpendiculaires à la ligne qui en joint les pôles, me fit d’abord chercher à en imiter l’action par des conducteurs pliés en hélice, dont chaque spire me représentait un courant disposé comme ceux d’un aimant, et ma première idée fut que l’obliquité de ces spires pouvait être négligée quand elles avaient peu de hauteur ; je ne faisais pas alors attention qu’à mesure que cette hauteur diminue, le nombre des spires, pour une longueur donnée, augmente dans le même rapport, et que par conséquent, comme je l’ai reconnu plus tard, l’effet de cette obliquité reste toujours le même.

J’annonçais, dans le Mémoire lu à l’Académie le 18 septembre, l’intention où j’étais de faire construire des hélices en fil de laiton pour imiter tous les effets de l’aimant, soit d’un aimant fixe avec une hélice fixe, soit d’une aiguille aimantée avec une hélice roulée autour d’un tube de verre suspendu à son milieu sur