Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/91

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conduise à la vérité que par la voie indirecte des hypothèses, il n’en est pas moins précieux, puisqu’il est souvent le seul qui puisse être employé dans les recherches de ce genre. Un des membres de cette Académie, dont les travaux ont embrassé toutes les parties de la Physique, l’a parfaitement décrit dans la Notice sur l’aimantation imprimée aux métaux par l’électricité en mouvement, qu’il nous a lue le 2 avril 1821, en l’appelant « un travail en quelque sorte de divination qui est la fin de presque toutes les recherches physiques »[1].

Mais il existe une autre manière d’atteindre plus directement le même but, c’est celle que j’ai suivie depuis, et qui m’a conduit au résultat que je désirais ; elle consiste à constater par l’expérience que les parties mobiles des conducteurs sont, en certains cas, exactement en équilibre entre des forces égales ou des moments de rotation égaux, quelle que soit d’ailleurs la forme de la partie mobile, et de chercher directement, à l’aide du calcul, quelle doit être la valeur de l’action mutuelle de deux portions infiniment petites pour que l’équilibre soit, en effet, indépendant de la forme de la partie mobile.

C’est ainsi que j’ai déterminé cette valeur en combinant deux expériences de ce genre ; l’une que j’ai décrite dans un Mémoire lu à l’Académie le 26 décembre 1820, et dans ce Recueil, page 216 et suiv. ; l’autre dont je viens de constater le résultat avec toute l’exactitude possible.

Ce dernier procédé ne peut être employé que quand

  1. Voyez le Journal des Savants, avril 1821, p. 233.