Page:Anatole France - M. Bergeret à Paris.djvu/65

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comme celui d’un candidat au baccalauréat qui avait intéressé à sa faiblesse toutes les puissances de la société civile, ecclésiastique et militaire.

— Adhémar ! Il va bien. Il va très bien. Il fait un peu la fête. Qu’est-ce que vous voulez ? Il n’a rien à faire. Dans un certain sens, il vaudrait mieux qu’il eût une occupation. Mais il est bien jeune. Il a le temps. Il tient de moi : il deviendra sérieux quand il aura trouvé sa voie.

— Est-ce qu’il n’a pas un peu manifesté à Auteuil ? demanda M. Bergeret avec douceur.

— Pour l’armée, pour l’armée, répondit M. Panneton de La Barge. Et je vous avoue que je n’ai pas eu le courage de l’en blâmer. Que voulez-vous ? Je tiens à l’armée par mon beau-père, le général, par mes beaux-frères, par mon cousin le commandant…

Il était bien modeste de ne pas nommer son père Panneton, l’aîné des frères Panne-