Page:Anatole France - M. Bergeret à Paris.djvu/73

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— C’est bien gâté depuis, soupira M. de La Barge.

— Il y a encore du bon. Voyez un peu dans le tamoul.

— Le tamoul, vous croyez ?

— Ou le malgache.

— Le malgache, peut-être.

— Il y a aussi une certaine langue polynésienne qui n’était plus parlée, au commencement de ce siècle, que par une vieille femme jaune. Cette femme mourut laissant un perroquet. Un savant allemand recueillit quelques mots de cette langue sur le bec du perroquet. Il en fit un lexique. Peut-être ce lexique est-il enseigné à l’École des langues orientales. Je conseille vivement à monsieur votre fils de s’en informer.

Sur cet avis, M. Panneton de La Barge salua et se retira pensif.