Page:Anatole France - Poésies.djvu/161

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Recevant ton anneau, coupant ses longs cheveux,
S'offrira toute à toi, sans qu'un fils de la femme
Ait pour elle chanté l'impur épithalame.

DAPHNE.

O ma mère !

KALLISTA.

Elle ira, te prenant pour époux,
Consacrer sa ceinture à ton autel jaloux.

DAPHNK.

O ma mère !

KALLISTA.

Et jurer^d'une bouche fidèle
Que jamais fils d'Adam ne s'approchera d'elle.

DAPHNÉ.

O ma mère !

KALLISTA.

Il est fait, l'indéliable vœu.
Roi d'Orient assis à la droite de Dieu,
Christ, ne refuse pas celle que* je