Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/75

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


1o. Des Vers du corps mis dans de l’eau froide, y ont vécu les uns soixante & les autres soixante & deux heures.

2o. Dans de l’eau où l’on avoit jetté une grande quantité de terre sigillée, ils ont vécu autant ; la terre sigillée cependant passe pour être un bon remede contre les Vers.

3o. Dans de l’eau de fleur d’orange, & dans de l’eau-rose, ils sont morts en dix heures.

4o. Dans de l’eau sucrée, épaissie en consistance de julep, ils ne vivent pas plus de trois ou quatre heures.

5o. Si on les met dans du vin, ils y vivent quelquefois près de deux jours, au lieu que les Vers de terre y meurent presque d’abord.

6o. Dans de l’eau où l’on avoit broyé de la coralline, ils ont vécu plus de soixante heures, & dans une infusion d’aloës, plus de trente.

Voilà les expériences les plus considérables que M. Rédy ait faites pour découvrir ce qui peut être contraire aux Vers[1] ; mais ces ex-

  1. Francisci Redy, de Animalculis quæ in corporibus