Page:Andry de Boisregard - De la Génération des vers, 1741, tome II.djvu/87

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réussir contre les perce-oreilles lorsqu’il y en est entré quelqu’un : il se présente sur cela une expérience qui ne sçauroit être trop consultée. Le perce-oreille n’entre dans l’oreille, & ne s’y plaît quand il y est entré, que parce qu’il y est attiré par le suc même qui se trouve dans l’oreille ; & le Ver qui est produit dans l’oreille ne s’y produit non-plus & n’y demeure, que parce que l’humeur contenue dans l’oreille leur est favorable. Ainsi ces deux sortes de Vers peuvent être regardés comme de même nature par rapport à ce qui peut réussir pour les faire sortir de l’oreille. Cela posé, voici l’expérience dont il s’agit. On y trouvera en l’examinant dans toutes ses circonstances, une leçon fidéle, de ce qu’il est à propos de faire ou de ne faire pas contre les Vers Auriculaires.

En 1723. au mois de Mars, dans le Bourg de Domard, Diocèse d’Amiens, un jeune Garçon[1], âgé

  1. Lettres sur des Perce-oreilles, par M. de Savoye, Curé de S. Ouen, imprimées à Paris. Premiere lettre en 1725. Seconde Lettre en 1726. Troisiéme