Page:Anglemont - Westminster et le Château de Windsor, 1838.djvu/12

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Sublime chevalier, vainqueur incomparable,
N’as-tu pas dignement honoré le malheur
En ce roi qui, brûlant d’une héroïque flamme,
Une hache à la main et le front menaçant,
Pour son trône, son fils, la France et l’oriflamme
Combattit seul debout sur la plaine de sang !


J’aperçois Henri-Huit portant sur sa poitrine
L’armure qu’il reçut d’un empereur germain,
Alors que l’Aragon enchaîna Catherine,
La veuve de son frère, à son premier hymen !
Mes cheveux malgré moi sur ma tête se dressent !
Une invincible horreur glace mon sein tremblant !
Oh ! c’est qu’autour de lui ses victimes se pressent !
C’est qu’il marque ses pas sur un pavé sanglant !


Toi, je te reconnais à ta taille élancée,
Aux perles dont les fleurs parent tes vêtements,
À ton visage empreint d’une mâle pensée,
À ton front rayonnant d’or et de diamants !
Salut, Élisabeth, toi dont la main puissante
Étouffa les serpents de la sédition,
Dota le peuple anglais d’une paix florissante
Et livra l’océan au sceptre d’Albion !