Page:Anglemont - Westminster et le Château de Windsor, 1838.djvu/5

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Oh ! comme le regard et le cœur sont ravis,
Gothique Westminster, en tes sacrés parvis,
Qui de toute grandeur reflètent la mémoire,
Dont Albion a fait le temple de sa gloire !


Là c’est une chapelle au travail merveilleux,
Aux dentelles de pierre enchantement des yeux,
Où de l’ordre du Bain s’assemble le chapitre,
Où chaque chevalier a sa stalle à pupitre,
Et le carré flottant d’un soyeux gonfanon
Étalant ses couleurs, ses armes et son nom ;
Où, quand Dieu l’a voulu, tombés du rang suprême,
Gisent ceux dont le front porta le diadème !
Près des autres Stuarts, sous un marbre noirci,
Marie est là couchée ! Élisabeth aussi !
Ici c’est d’autres rois la dépouille glacée !
Westminster donne asile aux rois de la pensée !
Salut, Gray, Richardson, Row, Shakspeare et Dryden !
Salut, chantre inspiré des exilés d’Éden !…


Là ce sont les guerriers que sur l’onde ou la terre
Ont consacré leur sang, leur âme à l’Angleterre,
Et dont avec orgueil elle redit le nom !
Salut, Kempenfelt, Howe, Wolfe, Shovell, Vernon !