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ANNALES DE LA SOCIÉTÉ J. J. ROUSSEAU

venues et qui sont importantes pour l’établissement du texte. On en possède trois, dont deux incomplètes. La bibliothèque de la Chambre des députés garde un exemplaire de l’édition Duchesne in-8°, 1764, tomes I, III, IV, qui porte cette indication : « Toutes les notes et corrections sont de la main de J.-J. Rousseau. Cet exemplaire m’a été donné par M. Coindet de Genève, neveu de l’ami de J.-J. H. de Chateaugiron. » À la bibliothèque de Genève nous avons identifié un exemplaire complet de la même édition[1], sans indication d’origine, mais évidemment destiné à d’Ivernois. La feuille de garde porte de la main de Rousseau : De la part de l’auteur, et les quatre feuilles de titre portent également de sa main le nom de d’Ivernois. Enfin nous avons signalé précédemment le t. III de l’édition de Rey 1769 qui a été légué par le docteur Ch. Coindet en 1876 à la même bibliothèque de Genève[2].

Les annotations de l’édition du Palais-Bourbon sont évidemment postérieures à 1764. Elles en sont vraisemblablement voisines. Leur ressemblance est presque absolue avec celles de l’exemplaire d’Ivernois. Or nous avons de d’Ivernois deux lettres, du 15 août et du 24 septembre 1764[3], où il demande à Rousseau les qua-

    cheur de l’air, les doux rayons de la lune (IV, 7) [1761, un ciel serein, les doux rayons de la lune] est la leçon définitive d’un texte que Rousseau écrit d’abord tel que l’édition de 1761, puis surcharge la fraîcheur de la nuit, puis corrige la fraîcheur du soir.

  1. Hf. 2018.
  2. Il serait logiquement possible que l’édition de Dupeyrou (Genève, 1782) représentât un autre exemplaire annoté. Nous avons discuté l’hypothèse (p. 83 et sq.) Pratiquement l’on verra que cet exemplaire serait identique à celui de la Chambre des Députés.
  3. Bibliothèque de Neuchâtel.