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ZEND-AVESTA : YASNA. — APPENDICE B



5° et 6° Haurvatât, ph. Khordat, p. Khordâd, et Ameretât, ph. Amurdat, p. Murdâd, ont été primitivement « la Santé » et « le Non-Mourir » (Longue Vie) ; ils règnent sur les eaux et les plantes qui repoussent la maladie et la mort 14 [1].

Angra Mainyu, par raison de symétrie, a créé six Daêvas principaux pour lutter contre les six Amesha-Speñtas. Leurs noms sont dans l’Avesta Akem-Manô, Iñdra, Sauru, Nâoṅhaithya, Tauru, Zairi. Parmi ces Daêvas, Akem-Manô (Akoman) « la Mauvaise Pensée » est le seul qui réponde exactement à son adversaire : les cinq autres semblent être d’anciens démons que l’on a utilisés pour les nécessités du système et qui n’ont point de rapport direct avec les Amesha-Speñtas qu’ils combattent. Quelquefois on remplace Nâoṅhaithya par Tarmat (Tarômaiti, l’orgueil), Ârmaiti étant, avec Vohu Manô, un des noms d’Amesha-Speñta qui peuvent se retourner.



Appendice B. — Les Génies des veilles (Gahs)


I. Les Génies des veilles, Asnyas ou Gâhs ; Hàvani, Rapithwina, Uzayêirina, Aiwisrùthrima Aibi-gaya, Ushahina. — II. Les auxiliaires des Gâhs : Sâvaṅhi, Fràdaṭ-fshu, Fràdaṭ-vîra, Fràdaṭ-vîspām-hujyàiti, Berejya. — Vîsya, Nmànya, Zañtuma, Dahyuma, Zarathushtrôtema.

I. Les Gâhs. — La journée est divisée en cinq parties ou veilles dites en zend Asnya 1 [2], plus tard Gâh 2 [3]. Ce sont :

Hâvani 3 [4], Hâvan, le Gâh du matin (prâtassamdhyà, N.), commence à l’aurore (Bd. XXV, 9).

  1. 14. Haurvatât et Ameretât, §§ 35-37.
  2. 1. Asnya ; adjectif dérivé de azan « jour » (* aznya).
  3. 2. Persan gâh, pehlvi gâs, le terme employé chez les Parsis pour désigner les cinq moments du jour ; est sans doute identique avec gâh, gâs « lieu », du perse gàthu, zend gàtu. Il ne faut pas confondre ce gâh, gâs, de gàthu, avec gâh, gâs, nom des Gâthas (v. Yasna XXVIII et suite), et par extension des cinq jours complémentaires qui prennent le nom des cinq Gâthas (v. Appendice D). gâh, gâs, moment du jour, n’est point identique avec gâh, gâs, lieu (du perse gâthu), mais avec gâh, gâs, la Gâtha : hâvan gâs est proprement « [le temps où l’on célèbre] les Gàtbas de Hâvani » (Nirangistân, 46 ;. Le nom des gâhânbâr a la même origine, car « célébrer les Gâhânbârs » se dit « chanter les Gâthas » (v. Nirang., § 41, n. 2 ; § 42, n. 2, etc.).
  4. 3. Hàvani, commence à l’aurore ; tire sans doute son nom des rites de Haoma