Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/239

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FARGARD 12

Ce Fargard manque dans les anciens manuscrits à traduction peblvie : on ne le trouve que dans le Yendidad Sade’. D’autre part, l’analyse du Vendidad dans le Dinkart ignore également ce chapitre, et comme cette analyse est faite sur la vieille traduction pehlvie-, il semble naturel de conclure ou bien que ce chapitre n’appartenait pas primitivement au Vendidad et qu’il a été ajouté après la rédaction du Dinkart, puisque l’auteur du Dînkart ne le trouvait pas dans le Vendidad pehlvi qu’il a suivi ; ou que pour une raison quelconque qui nous échappe on n’en tît pas de traduction pehlvie : dans l’un ou l’autre cas l’authenticité du chapitre serait ébranlée. Mais l’analyse du Dînkart est loin d’être complète et l’omission de ce chapitre ne prouve pas plus que celle du F^argard X ou du Fargard XXI, dont le Dînkart ne dit rien non plus. D’autre part, les Vendidad pehlvis, tout en omettant le Fargard XII, donnent le numéro XIll à celui qui suit, ce qui donne lieu de croire que leur omission est un pur accident et que le manuscrit d’où les nôtres dérivent avait perdu les feuillets correspondants. Le texte zend lui-même, tel que le donne le Vendidad Sade, semble nous garder une trace directe de cette vieille trarluction pehlvie : ce sont trois mots étrangers au texte, dont la présence au § 7 ne s’explique bien que par l’hypothèse d’une citation faite par le Commentaire pehlvi et qui, comme souvent, sera passée de là dans le Vendidad Sade. 1. AVesteugaard, Zend Avesia, préface, p. 5.

2. West, l’nldavi lexts, IV, p. 160, noie H.

T. n. 24