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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


A trois pas de la femme qui a les fleurs blanches, ou qui a ses règles et voit le sang, se tiendra l’homme qui lui apporte sa nourriture. Sur quoi lui apportera-t-il son pain ? Sur quoi lui apportera-til sa liqueur d’orge* ?

— Dans un vase de fer, de plomb, ou de métal commun’. 7 (15). Combien de pain lui apporlera-t-il ? Combien de hqueur d’orge lui apporlera-t-iP ?

Ahura Mazda répondit :

Deux danare de pain sec( ?j’, un danare de liqueur’" : autrement la femme s’affaiblirait trop".

Si un enfant vient de la toucher, on lavera à l’enfant d’abord les mains, puis le corps ’-.

6. yaom ; litt. « combien d’orge » {gortdi) ; mais il s’agit de la liqueur tirée de l’orge : v. note 10.

7. Les vases de métal se purifient, les vases de terre ne se purifient pas (Farg. VII, 74-75).

8. danare, ddnar ; dànar étant employé en pehlvi au sens de « fois », il se peut que danare ne soit pas le nom d’une mesure déterminée, mais signifie d’une façon générale une mesure, une portion. — On en a rapproclié le persan dânk, qui doit être ancien, car Hésychius le connaît déjà : savâ-/.-/ ; ■ v ;;j.ia[xâT :isv x ; PxîSxp r/.sv, o’jvi ;j.evîv iw/.sov îêsAoj uJ.’((ja v.’ii.

9. taj’ùirinàm, tirlahmà ; tàyùiri, dont l’ir est la contraction, désigne une sorte de pain, lahmâ ; peut-être un pain sec, un biscuit, car c’est l’eau que l’on veut surtout protéger : ainsi la femme enceinte peut prendre du pain sec, nâni khushk (Farg. V, note 92).

10. khshàudrinàm, shûsv, ds ; kbshàudri, donl dérive shûs} désigne les liqueurs fortes [as ; cf. kbsLudra, traduit madhùni, Afrin Gàhftnbàr, § 12). 11. nyuruidhyàt ; traduction conjecturale ; le pehlvi a nyûrûzdîh : nyuruzdishtôtema (Farg. III, 18, 61) est glosé kamist, « très peu » ; nyurudh peut être un négatif de urudh, grandir. Peut-être faut-il traduire : « elle perdrait trop », de urudh, écouler : cf. uruzda signifiant Aé/tr(Farg. VIII, note 83) .insi l’entend le commentateur Sôsliyàns : « pendant trois jours elle ne doit pas manger de la viande cuite, la perle deviendrait plus forte ». Cf. Saddar, ch. .xxxi. 12. Il s’agit, d’après le Saddar, d’un enfant qu’elle nourrit : <> Si elle nourrit un enfant de son lait, on ôle les vêtements à l’enfant » (ils seraient souillés au contact de la mère) « et on le donne à la mère jusqu’à ce qu’elle t’ait nourri... il reste pur ; mais quand sa mère se lave la tête (c’est-à-dire fait le Barashnùm ; Farg. VIII, -il, n. 62) elle lave aussi la tête de l’enfant » (ch. lxvhi).