Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/335

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FARGARD 21

Les eaux guérissent comme les plantes : c’est à ce titre qu’elles sont invoquées dans ce Fargard (§§ 2-3). La plus grande partie du Fargard se compose d’une formule uniforme, dont l’objet, semble-t-il, est de proléger la femme en couches (§§ G-7 = 10-11 = 14-15), qui est sous la garde particulière d’Ardvi Sùra Anàhila, la déesse des Eaux (noie -22). Celle formule est répétée trois fois et accompagnée la première fois d’une invocation au soleil, la seconde fois d’une invocation à la lune, la troisième fois d’une invocation aux étoiles. La lumière, comme les eaux, part de r.lborz (Hara Berezaiti) et y revient (Bund. XX, 4) : de là peut-être cette association mystique.

1. Hommage à toi, bœuf bienfaisant ’ ! Hommage à loi, bœuf qui donnes le bien ! Hommage à toi qui multiplies ! Hommage à toi qui fais grandir- ! Hommage à toi qui donnes sa part’ au juste excellent et au juste (Micore à 1. gao-speùta, litL lôrdafzvnil ;, « le bœuf qui fait accroissemenl », c’est-à-dire (jui procure le bien-être aux hommes ; a pris le sens général de bétail ; en persan [gosfend), il s’est spécialisé au sens de mouton. — Le § 1 se récite toutes les fois que Ton voit passer un bœuf.

2. fràdLenli ; glose : « c’est-à-dire que lu rends plus nombreux » (vés/i) : v.ircdlicfitl ; glose : .< c’est-à-dire que tu lends plus gras » [farpihtar). .3. diillirù li.ilihicm, « qui donnes sa part », son bœuf quotidien, son vi’jzi. T. II. 30