Page:Annales du Musée Guimet, tome 22.djvu/79

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ZEND-AVESTA : VENDIDAD. — FARGAUD 3 33

« sur ce qui met le plus à l’aise le Génie de la terre » (§§ 1-6) ; <( ce qui le met le plus mal à l’aise » (§§ 7-1 1) ; Il ce qui lui fait le plus de joie » (§§ 12-35) ’. Chacun de ces trois morceaux contient une énumération de cinq objets : la première et la seconde, quoique conçues en termes symétriques, ne se répondent pas ; il y a plus de symétrie pour le fond entre la seconde et la troisième-. Les deux premières énuméralions sont une nomenclature assez sèche : la troisième contient deux digressions intéressantes, l’une sur les lois funéraires (§§ 14-21), l’autre sur la sainteté de l’agriculture (§§24-33).

Le Fargard termine par un développement sur la prohibition de mettre en terre les cadavres (§§ 36-42) ; c’est le commentaire du § 8. I

1. Créateur du monde des corps, saint !

Quel est le premier lieu où la terre’ se sent le plus heureuse- ? Ahura Mazda répondit :

C’est là où prie un fidèle, ô Spitama Zarathushtra, la bûche en main, le Baresmanenmain, le lait de la vache ’en main, levant la voix en bon accord 1. madam damlk mahiôg (Udnî/t min md vês/i u andsdnih min md avhiar u malûsl sknâyishn min md ijahvûnt.

2. Ces passages forment ua lieu commun souvent imité dans la littérature parsie : voir en particulier le Minôkhard, V et VI, et le Grand Hivài/al (pp. 434-437). 1. « Le Génie de la terre ».

. 2. sbùislitcin, superlatif de sbi’ila «joyeux ». Le pehlvi semble rattacher sbâishtem à su, sbii « reposer» (anaipi-sbùta, afiard sû(aki/r, Vasna, XIX, 6 ), car il le rend par dsdii’ih u Taise», qui vient de su (cf. Eludes iraniennes, II, 134). 3. {faozasfa. Le pehlvi traduit/am yadd « en main la coupe », c’est-à-dire la coupe de lait ; mais il faut corriger sans doiitey^m enjîvdm. Il faut observer que jjao « bœuf, vache », désigne l’oiïrande solide comme l’oflrande liquide, la viande comme le lait, le gôshôdd comme e. jivdm (cf. vol. l, p. 387, n. 4) : de là la glose : « selon quelques-uns le pnthôft », c’est-à-dire la viande broyée (cf. p. i :i^kùfla) que l’on pose sur 11’ diiriin cl qui constitue le goshôdd.