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GRECE

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ment engagés^soutenir celui d’entre eux> qui serait appelé par-. le.roi : à, .former, un. nouveau cabinet ; ! ’

La discussion générale ayant été close par, le vole de confiance, la : chambre.passaàl’examen : des budgets particuliers : Le chapitre du’budget afférent au ministère des finances donna lieu à une discu’ssion’passionnée, dànslaquelleM’.Dei ligiorgis reprocha au gouvernement {l’avoir consacré aux grandes routes’ nationales une partie des fonds destinés aux roules provinciales et communales. La chambre vota ensuite le budget des affaires étrangères, après quelques explications données par le gouvernement sur l’état, de la question, toujours pendable, de l’indigénat grec en Turquie. Le budget de la justice fut adopté à Son tour, malgré les chefs" de l’opposition, qui combattirent le projet présenté par le chef de ce département, M. Pëtzâlis, d’augmenter le nombre des tribunaux el des magistrats, tandis : que les vices de l’administration de la justice tiennent uniquement au "choix, à la capacité, à- la moralité des juges, et non pas à leur nombre^ qui, .suivant ces messieurs, est suffisant. Arrivant au budget île l’intérieur, la chambré en adopta tous les cha- ; pitres, y compris celui-de la sûreté -publique., à laquelle.se rattachait la grosse question du brigandage, qui fut reprise et présentée soiis tous ses aspects a l’occasion du budget du ministère de là, guerre. Celui de. l’instruction publique ne souleva aucun incident grave, car on renvoya à une, des sessions prochaines la question des écoles établies à Corfou, par des religieux catholiques, en dehors de tout contrôle et dé toute surveillance de la part du gouvernement. Les points autour desquels !opposition se groupa, sans- succès d’ailleurs, poUr-altaquer le cabinet dans la- discussion du budget de la guerre furent d’abord l’augmentation de 700 hommes demandée par le ministre : dans l’effectif de l’armée régulière, ■ et ensuite la- réduction de 8 drachmes par mois qu’on proposait d’opérer sur la solde des. gendarmes. Le. moment était en effet bien mal choisi, car le brigandage-ôtait plus florissant que jamais dans le royaume, et principalement du côté des frontières, grâce à la facilité qu’ont les brigands de se retirer sur le territoire ottoman, lorsqu’ils sont poursuivis parla force armée.- Il importait, dans’ des’ circonstances Si fâcheuses, d’exciter le zèlé : de ; la gendarmerie au lieu de la mécontenter et de la décourager, en diminuant le traitement des gendarmes. Les. orateurs de l’opposition démontrèrent sans peine, l’inopporturiitéet le danger de là ’mesure proposée. Le budget delà guerre passa, néanmoins, tel que le gouvernement l’avait proposé, malgré les efforts réunis de toute l’opposition pour faire adopter (22 ■novembre) un ordre du jour.ainsi conçu : « La

chambre.voit avec regret lé.système mâl.en^ tendu ’ adopté’, pour la répression „du ; brigans dage, et l’état pitoyable où^së : trouve là sûreté publique ; i> "Cette motion ne fut rejetée -que par - 97 voix — y, compris celle -des^ministres, T^contre 82. Nous reviendrons plus loin, , en..parlant du brigandage ;, .sur cette séance imppiv tante. Le dernier Ijudget, celui de ; la. marine, . : fut volé, à son tour, sans changement..

Il-Tégnait dans la : ehambr.e !une, grandé-irritation, qui s’accrut, encore à la. suite de. l’accusation portée contre le président, dé. manquer d’impartialité dans la direction, des débats. M. lombardes se. fit, le l ?r décembre, l’Organe de ces plaintes, et si la. motion présentée par ce député n’obtint pas ; gain de cause, elle d’en réunit.pas moins 84 voix, ce qui portait al4 teinte à l’autorité morale.de M. Christidis. Dans la même séance eut lieu le débat sûr les é-. suites de Corfou.. M ; Zaïmis déclara.que, dans cette affaire, -le gouvernement appliquerait.-et’ ferait respecter les lois de l’état„méconnues parles jésuites dans l’établissement de leurs écoles. La chambre vota ensuite une loi en- vertu, .de laquelle la régence sera exercée, par ; la. reine en l’absence.du roi, et, en l’absence du roi et de la reine, par le prince Jean deSles-wig^Hols- 1 tein SonderbourgT&luksb6ùr, gv frère dii, roi de Danemark, déjà naturalisé Hellène par la loi du 26. mars 1867, ou par un autre des frères du roi de Danemark après qu’il aura acquis. la-qualité de citoyen hellène. Avant d’entrer on fonctions/ Ië.régent devra prêter devant la chambre, si elle est réunie, et, dans le cas contraire, devant le roi, Mes ministres, le saint Synode é ; t les députés qui se trouveraient à, Athènes, un serment ainsi conçu .« Je jure, par le nom delà sainte, consUbslantielle. et indivisible trinitë, " d’être fidèle au roi ; de protéger la religion dominante des Hellènes, d’observer la : constitutioiivet les lois- de la nation hellénique, .’, et.de maintenir et défendre indépendance nationale et l’intégrité de l’état.hellénique^ » ;

Le, ministère voyait : avec ; inquiétude lêsrdispositions de la chambre ; ohfparîaitjl’.unéëlor lurëanticipée delà session’, qui, légàlementyne devait finir que le6-18 janvier 1870 : ; mais On la croyait encore assez ; éloignée, ; lôrsquey le2, décembre-, ; elle fut : prononcée. Il.semanifêSta, peu après des dissidences au sein du conseil des ministres, et Mr Zâïmiss^ecupa de faire dés modifications dans le >cabinet.. Sûr-ces ; entrefaites, ’ un grand désastre vint frapperd’îlé de Sainte-Maure etlâ partie deirAGarnàriiéisiiuéeen face de cette ; île. !-. C’était-un tremblement ; de : : terre ■qui, le 28 décembre 1869, à cinq heuresdu matin’,

détruisit •- la ’moitié de la : -ville çhof-lieûdé

Sàihte-MaUrë et exerça de gi’ands^iàvages’sur le confinent. Dessecours-furent immédiatement envoyés aux malheureuses Victimes de cette ca- ’