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e 90,000. Les importations et les exportations ont considérables par rapport au chiffre de laôpulatioh : pendant l’année 1868, les premières htmontéà 1,880,625 liv. sterl. (47,015,625 fr.), t les secondes à 2,086,363 liv.-sterl. (52 mil !., 89,075 fr). La laine est le principal article exportation ; il. en avait été expédié pour une âleur de 1,420,000 liv. sterl. (35,300,000 fr.) n 1867. 60,000 livres de coton, envoyées en Angleterre dans le cours de 1868 comme essai, nt été trouvées de bonne qualité. L’exportaion de la poudre d’or, qui n’avait été que de ^89,248 livres en poids pour 1867, est montée n 1868 à 72,000 livres. Les.mines d’argenl, e plomb et de cuivre commencent aussi à être sérieusement exploitées : du dernier de ces nétaux 72,000 livres ont été exportées en 1868. n n’a point encore signalé de gisements houilers ; mais les mines de Newcastle donnent 0,000 tonneaux de charbon par semaine, et "elle deWaralah en fournit à elle seule 16,000 onnes par mois. Les prairies sont surtout propres à l’élève du bétail ; la colonie possède déjà millions de moutons, 1 million de bêles à cornes, et 50 mille chevaux. La vigne et la canne à sucré sont l’objet de soins particuliers ; enfin, la récolle du blé, qui est des meilleures sortes, se calcule sur le rendement de 15 boisseaux par acre.

AUSTRALE MÉRIDIONALE. — À la fin de 1867, la quantité de terre en culture était de 810,734 acres, et au 31 mars suivant on comptait, dans la colonie, 74,228 chevaux ; 122,200 bêtes à cornes ;.4,477,445 moutons ; 11,892 chèvres ; 89,304 porcs, et 411,314 volailles de toute espèce ; les récoltes pour l’année finissant à la même date avaient été comme suit : blé, 2,579,894 boisseaux ; orge, 193,341 boisseaux ; avoine, 78,554 boiss. ; pois, 36,281’boiss.. ; foin, 109,135 ton. ; pommes de terre, 6,538 ton. ; vin, 863,584gallons et raisins, 30,450 quint. Les exportations présentenlun excédant de 26,965 liv. sterl. (6,741,275 fr.) sur les importations. Les principaux articles d’exportation sont le blé, dont il a été exporté 301,543 quarts, évalués à 521,690 liv. sterl. (3,648,250 fr.) ; la laine, dont la production dans la colonie est estimée à une somme de 919,532 liv. sterl. (22,988,300 fr.), et le cuivre, exporté jusqu’à concurrence de 156,863 quintaux en métal, évalués à 627,334 liv. sterl. (15,283,350 fr.), et de 17,413 tonnes déminerai, évaluées à 112,227 liv. sterl. (2,805 mille 675 fr.). Dans l’été de 1869, on a trouvé . des diamants dans les districts d’Eehunga et de Mudgee, où ils existent, paraît-il, en grande quantité ; et notamment à Armidale, au nord de la province, on a découvert dans le sable une pierre précieuse d’une espèce inconnue, diamant ou émeraude, de la grosseur d’un œuf de dinde et du poids d’environ 8 onces anglaises

(200 grammes) ; ce diamant serait donc cinq fois plus pesant que le koh-i-noor, dont le prix a été évalué à 5,000,000 fr. ; or la valeur des diamants augmentant comme le carré des poids, le diamant australien vaudrait cinq fois plus que le brillant indien, ou plus de 600,000,000 fr. ! La nouvelle de cette découverte, répandue par le télégraphe électrique dans toute l’Australie, a produit une indicible impression ; une escorte armée est venue chercher la pierre merveilleuse, qui a été déposée au Trésor de Sydney. En attendant qu’elle soit taillée, on a quelques doutes sur sa qualité ; elle pourrait bien n’être qu’un morceau de quartz cristallisé. Néanmoins la manie de la recherche des diamants est à son comble, et il s’est formé à Melbourne une société pour entreprendre ce genre d’exploration. Malgré la fertilité de son sol et une inépuisable variété de ressources, l’Australie méridionale voit chaque année décroître ses revenus : : du chiffre de 1,089,128 liv. st. (27,428,200 fr.) qu’ils avaient atteint en 1865, ils sont tombés successivement à 949,774 liv. sterl. (23,744,350 fr.) en 1866, et à 716,294 liv. sterl. (17,707,350 fr,) en 1867. Des avis d’Adélaïde en date du 8 octobre 1869, nous apprennent que le secrétaire de la Trésorerie avait présenté le budget de la colonie, lequel se solde par un déficit de 93,000 liv. sterl. (2,325,000 fr.)

La Tasmanie est presque exclusivement occupée à l’exploitation des mines d’or, et le gouvernement offre des primes pour la découverte de nouveaux placers.

Quant-à l’Australie occidentale, nous avons déjà fait observer précédemment que ce n’est à proprement parler qu’un dépôt de condamnés déportés, dont une partie sont employés à des travaux publics dans des pénitenciers, d’autres jouissent d’une liberté conditionnelle, et d’autres sont entretenus aux frais du gouvernement anglais. Les dépenses pour l’année 1868 avaient été de 114,140 liv. sterling (2,853,500 fr’.). La valeur totale des importations d’or d’Australie pendant les dix mois finissant le 31 octobre 1869 a été de 6,556,436 liv. sterl. (163,910,900 fr.), tandis qu’elle n’avait été que de 6,027,936 liv. sterl. (150,698,400 fr.) dans la période correspondante de 1868, et de 4,768,711 liv. sterl. (119,217,775 fr.) en 1867.

Comme il ressort de certains détails de l’exposé succinct que nous venons de faire de chacune d’elles, la plupart des colonies australiennes, en dépit, et l’on pourrait dire en raison même des richesses agricoles et minières exceptionnelles qu’elles possèdent, n’échappent

pas à une gêne presque continuelle, contre laquelle elles luttent vainement depuis quelques années. Elles n’ont pas de consommateurs pour la moitié de ce qu’elles produisent, et plusieurs