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(1947)

TECHN

(1948)

de fabrication et d’application, au point de rendre, -même sur le : terrain de "la.concurrence -. directe, la vie difficile au bitume.’factice. /Elle ■ : adopta aussi une marque de ■fabrique, qui ;, garantit l’authenticité de ses produits. C’estiâ la. Société générale que l’on doit l’immense déve- : rompement donné dans ces dernières années aux trottoirs et-aux chaussées-asphaltiqaies dans : les rues de Paris, et de nombre-d’autrès-villes. ; Il n’est quejuste de supposer qu’une.prospérité fondée sur des bases aussi solides, -ira^ricorp : en augmentant, et que, -sous-l’impulsion, de ses ; nouveaux promoteurs, l’asphalte ^parviendra ;aux grandes-destinées qu’il ^vàit<idéj"irréalisées i dans l’antiquité. V 1

PORCELAINE, DURE. — MM. ;Gn. PILMTOIT, et Ce, — Grands et nombreux- sonties services) rendus par la maison Pillivuyt à cette précieuse ; branche d’industrie, qui est l’honneur. ; et-aussii la difficulté de laeëramiqùe.Nousallbns essayer ; d’en donner uneidëe à-nos lecteurs.

n y a vingt-cinqansyune opinion jetait -encore : fortement enracinée dans le.publie, parmiles : praticiens, et même-dans "les livres prescience ; ; c’est qu’il était impossible -d’Obtenir.-une/pâte. : capable de belle el’bonne porcelaine sans le ; secours des matières premières du. Limousin, . et ; qu’un fabricant, en quelque endroit qu’il fût établi, était -obligé de ’faire venir l’élément principal de sa fabrication, le kaolin, des mines de Saint-Yrieix la’Perche ; aux environs de Li- ; moges : exprimer une espérance contraire à-cé préjugé.eûi paru à’cette époque Chose téméraire : et chimérique. Néanmoins la maison Pillivuyt avait entrepris en secret l’étude-des pririeipes ; acliniques que lui offraient les ; départeriienls ; du Cher et/de l’Allier, et dès ’ 1-846 elle) était ;parvenue à livrer au cbmmeroe !’des-prbduils : manufacturés avec des pâtes ’entièr-eirientjbpmposées des -matières-naturellesdeces deuxidépartements. Des recherches persévérantes ; jfaites surtout au point-de vue pratique, amenèrent dans la confection de ces pâtes des améliorations si décisives que l’emploi s’en généralisa-dans cet établissement, et que depuis une dizaine d’années, i !confectionne.des porcelaines))pour, les usages les plus humbles comme pour les destinations les plus délicates-etJesiplus’arlisliques, sans le secours de la plus petite, parcelle des.pâtes du’Limousin.

Un autre progrès dans lequel la maisori Pillivuyt peut hautement revendiquer les premiers pas et les derniers, c’est la substitution de la houille au bois-pour la cuisson-de la porcelaine dure. Les -premiers essais eurent lieu à Nbirlac, un b/es centres manufacturiers de-cette maison, sous la direction de M. Vital Roux, qui, ayant quitté Noirlac, continua les expériences à la manufacture de Sèvres. Lés succès obtenus dans cet illustre établissement, sanctuaire de la

iscipnee.céramique, encouragèrent la ^maison■ •Pillivuyt à...p, oûrs ; uivre, ide son.côté, J’ëtûde.de

c, e : mode <âe cuisson, j.aétiil. faut dire qu’elle est

arrivée ;à Je perfectionner tët. À : le régler avec une.tèllfi ; pr.éc.ision :.que, depuis ;1855, .il n’existe jaucune différence appréciable., entre ; des porcelaines ;

n’e]le cuit ;à.la houille et., les-plus

parfaites cuites.auJ]iois., Noûs n’ayons pasiespin. de J faire -ressortir l’importance industrielle ; et économique de cette nouveauté-technologique ; elle ressortirait d’ailleurs de.ee fait, que l’usage

; presque.’général -en a -été adopté, ;.à ^Limoges.

depuis dix ans ; car cette ville était/menacée : de ivoir-son antique-monopole dégénérer/en/une complète.r&ésuë.tude, : ribn.qu’à scàuse -dp/vla icherté ; du ibais, -.-qui., -y..avait atteint Je jprix ifâbùleuxjetimpratic.able de :) !3/fr ;Jeste/re. ’ t

•.Mais :é*st dans.la.coloration au grand :.f^u/Âc !/b«r :-Avjpoj ;^^mefiâurie.-qiBeJà ;’wâison :^Hliy%^,
; compte ses/plus.-brillants succès, et cette fois encore, (.elle uà, eu l’honneur ■. dp :, sp ; r.enepntrer,

isur cet-intéress.antsujel, avec la manufacture de ;•Sèvres g lesideux isériesde modèles quis’y rap-.

pprtenl, . ; et qui ont.été".présentés.par/jes.dëûx

établissements :à : l’exposition. de-1867, mettent en.évidericejine marche exactement parallèle, des.résultats..similaires, -et (équidistants ;, du —communrpoinlrdeîdépart. Les mêmes procédés, ayant ainsi été trouvés séparément par-1’unr.et

; par l’autre, .il -y.ajieu d’espérer que le..même

accordée : manifestera, pour la suite et, leeprii-

plëment, que.-réclament encore.la solution définitive

idu problème,).La place, nous-manque pour^en exposer avec détailles conditions ; mais. mous ne -pouvons, nous.dispenser de Quelquesexplicationsquiiftn feront mesurer touteJ’im- (portance., ’■., ’ -, :...».

Au point de. vue/exclusivement ; plastique, la porcelaine dure est !a, plus, parfaite.des poteries ;

; il.n’en ; est.pasim : alheureuxement- ;, ; ainsi : : du, .cp.té

décoratif, sous le/rapppor.t comp : osé ; de l’iriàl-

réhabilité.-dn.décor, ide, 
la ; facilité.de s.en.à.application,

et du prix.de-revient. -Gela : tient ;.â, ce- ) que : la-porcelaine dure, est la, seule /p, oterie.q.ui cuiseavecsa-eoMuéfte (eouchecxlérieurô. dont la fusion et la vitrification déterminent laglqçure, . rendue ; ainsi : inaltérable -même au contact).des acides) (1). Com.m.e.Je décor ; ne ’peut ’.s’obtenir qu’à l’aide des oxydes métalliques, mêlés aux fondants, et que ces fondants-entrenten’fusio.n à une température/bien inférieure/à cellequi)est nécessaire à la cuisson de la porcelaine, l’introduction de ces oxydes entre le. corps, de la pièce et.sa.couverte, ou, comme ?on dit.te)cyniquement sous émail, présente.de telles difficultés, que jusqu’ici, .et sauf pour-dès cas de coloration uni chrome encore très-restreints, on

(1) Il n’y a qu’une seule exception, l’acide fluorliydriquo : mais il est ; comme on le sait, ’d’un usage peu commun. ■■.■—■ -