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VII
INTRODUCTION

manquer d’argent[1]. Le moindre événement de sa vie, un cheval qui rue[2], un reproche qu’on lui adresse[3], tout lui est bon à faire des vers, qu’il compose du reste sans y mettre la moindre prétention. Il envoie « tous ces fatraz » à Blosseville, en le priant de les corriger[4]. Blosseville s’en garde bien, et il a raison, car Antoine est un des poètes les plus complets du xve siècle : il aborde tous les sujets, depuis les plus intimes et les plus badins jusqu’aux plus graves et aux plus sérieux ; sa pensée est toujours claire et sa langue est nette et franche. Les quinze pièces d’Antoine, toutes inédites jusqu’ici sont les nos cxxxiii à cxxxv, cxl, cxlv, clvi, clxi, clxiv, clxvi, clxix, clxxiii-clxxiv, clxxvii-clxxviii, clxxx (p. 114 à 116, 120, 124, 133, 137, 139, 141, 143, 147, 149-150, 152).

Beau Chastel (Madamoiselle de). — Odon de Tournon, seigneur de Beauchastel et de Servières, eut de sa femme Anne de Cornegon une fille Louise, qui se maria en 1421 à Antoine de Lévis, et mourut en 1424[5]. Pour que cette Louise jusqu’ici inconnue comme poètesse, soit l’auteur du rondeau cxxxi (p. 113), il faut supposer que la pièce a été écrite avant 1421, et a été transcrite plus tard sous le nom que portait son auteur au moment de sa composition.

Blosset (C.). – Les membres de la famille Blosset, florissante au xve et au xvie siècle, remplirent tous

  1. P. 150.
  2. P. 141.
  3. P. 137.
  4. P.105-106.
  5. P. Anselme, t. IX, p.425.