Page:Anthologie contemporaine, Première série, 1887.djvu/146

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Votre aspect n’a rien de morose,
Mais c’est votre savante main
Qui fait l’œil noir, la lèvre rose,
Avec le kohl et le carmin.

Vos dents, de rires égayées,
Excitent des propos jaloux.
Puisque vous les avez payées,
Elles sont, certes, bien à vous.

Votre corsage dissimule
Deux frères jumeaux faits au tour,
Si j’en crois ce que chaque émule
Montre de son moelleux contour

Madame, je leur rends hommage,
Et même, en dépit de Caton,
J’oserais plus… mais quel dommage,
Si ce n’était que du coton !

Du coton, soit !… Mais, en revanche,
Aurez-vous, du moins… Non ! Je crains
Que même votre ronde hanche
Ne soit un mensonge… à tous crins !

Pour terminer ce court poème,
Qui célèbre tous vos appas,
Un autre dirait qu’il vous aime
Mais moi, je ne vous aime pas !

Paul Combes.