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LIVRE II. TIT. V.

Tit. V.

De ſvccessions et
hoiries.

I.


LE mort ſaiſiſt le vif ſon plus prochain heritier habile à luy ſucceder.

II.

Il n’eſt heritier qui ne veut.

III.

Mais qui prend des biens de ſucceſſion iuſques à la valeur de cinq ſols, faic‍t ac‍te d’heritier.

IIII.

L’heritier ſimple exclut l’heritier par benefice d’inuentaire. Ce qu’on reſtraint aux collateraux.

V.

Iadis repreſentation n’auoit point de lieu. Maintenant elle eſt receuë quaſi partout en ligne direc‍te : & par beaucoup de couſtumes en la collateralle iuſques aux enfans des freres.

VI.

Où repreſentation a lieu infiniment, ce qui eſchet au pere, eſchet au fils.

VII.

Ce qu’on a dic‍t, Tant que le tige a ſouche, elle ne ſe fourche, eſt-ce pas Tant que la ligne direc‍te dure, la collateralle n’a point de lieu ?

VIII.

En ſucceſſion tant direc‍te que collateralle dedans les termes de repreſentation on ſuccede par lignes, & hors les termes de repreſentation par teſtes.

IX.

Maiſtre Alain Chartier dic‍t que par vſage & couſtume gardee de tout temps en ce Royaume toutesfois & quan-