Page:Apollinaire - Les Onze mille verges, 1911.djvu/136

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CHAPITRE VII


Après l’exécution sommaire de l’espion Egon Müller et de la putain Japonaise Kilyému, le prince Vibescu était devenu très populaire dans Port-Arthur.

Un jour, le général Stœssel le fit appeler et lui remit un pli en disant :

— Prince Vibescu, bien que n’étant pas Russe, vous n’en êtes pas moins un des meilleurs officiers de la place… Nous attendons des secours, mais il faut que le général Kouropatkine se hâte… S’il tarde encore il faudra capituler… Ces chiens de Japonais nous guettent et leur fanatisme aura un jour raison de notre résistance. Il faut que vous traversiez les lignes japonaises