Page:Apollinaire - Les Onze mille verges, 1911.djvu/194

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CHAPITRE IX


Le jour de l’exécution arriva, le prince Vibescu se confessa, communia, fit son testament et écrivit à ses parents. Ensuite on fit entrer dans sa prison une petite fille de douze ans. Il en fut étonné, mais voyant qu’on le laissait seul, il commença à la peloter.

Elle était charmante et lui dit en Roumain qu’elle était de Bucharest et avait été prise par les Japonais sur les derrières de l’armée russe où ses parents étaient mercantis.

On lui avait demandé si elle voulait être dépucelée par un condamné à mort roumain et elle avait accepté.