Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/201

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attractives et répulsives agissant sur des éléments matériels, il faudrait admettre que ces actions sont totalement indépendantes de la nature et de la densité des corps, car un fil d’araignée et un fil de platine produisent des bandes parfaitement semblables ; les masses n’auraient plus d’influence, puisque le dos et le tranchant d’un rasoir se comporlent exactement de même. On se trouverait enfin amené inévitablement à cette conséquence, qu’un corps agit sur les rayons voisins de sa surface avec d’autant moins d’énergie que ces rayons viennent de plus loin, car si, en mettant le point lumineux à un centimètre de distance, la déviation angulaire est 12, elle ne s’élèvera pas tout à fait à 4, dans les circonstances pareilles, à l’égard de la lumière provenant d’une distance décuple.

Ces divers résultats, et surtout le dernier, ne peuvent se concilier avec l’idée d’une attraction. Les expériences de Fresnel anéantissent donc complètement tous les arguments qu’on avait puisés dans les phénomènes de diffraction pour établir que la lumière est une matière.

La branche importante de l’optique qui traite de l’intensité de la lumière réfléchie, transmise et absorbée par les corps ; celle qu’on a désignée sous le nom de photométrie est dans son enfance ; elle ne se compose encore que de résultats isolés dont on pourrait même contester l’exactitude. Les lois générales et mathématiques manquent presque complétement. Quelques essais, faits depuis peu d’années, ont cependant conduit à une règle très-simple, qui, pour toute espèce de milieux diaphanes, lie les angles de la première et de la seconde surface, sous lesquels les réflexions sont égales.