Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 3.djvu/621

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à partir du bord de la Lune avaient jusqu’à 3° et même 4° d’étendue.

Voyons maintenant ce que les observations de 1851 auront pu ajouter aux conclusions passablement incertaines et obscures qu’il était possible de déduire des anciennes éclipses totales touchant l’origine et la nature de la couronne lumineuse.

Les rayons divergents analogues à ceux que les peintres figurent dans les gloires des saints ont été, en 1851, observées presque partout.

M. Williams à Trollhatan les suivit de l’œil jusqu’au bord de la Lune d’où il lui paraissait sortir.

À Danzig, M. Mauvais remarqua, dans toutes les directions, des faisceaux de lumière blanchâtre qui se confondaient à leur base avec la lumière de la couronne sans la traverser d’une manière distincte (fig. 304, p. 608). Ces rayons n’étaient pas tous de la même largeur ; les extrémités des plus grands s’étendaient à environ 30′ du bord de la Lune, il n’y avait aucune trace des rayons enchevêtrés observés en 1842.

Suivant M. Goujon, immédiatement après le commencement de l’éclipse totale, des faisceaux lumineux se sont montrés en divers points de la couronne, ils semblaient prendre naissance à 5′ de distance du bord de la Lune. Plus larges à leur base, ils se prolongeaient en devenant de plus en plus aigus et leur ensemble se trouvait éloigné du contour de la Lune d’environ 30′. Leur lumière était sensiblement plus blanche que celle de la couronne.

L’interruption remarquée dans l’éclat de la couronne,